Se nourrir sans faire souffrir

Se nourrir sans faire souffrir

ROBBINS, John (1990). Se nourrir sans faire souffrir. Stanké, 435 pages.

Il faut le lire avant qu’il ne soit trop tard. Trop tard pour votre propre santé et trop tard pour notre environnement. Mais attention : pour le lire, il faut avoir le cœur bien accroché, car il lève le voile sur des vérités stupéfiantes concernant les aliments que vous mettez tous les jours dans votre assiette. Vous serez sûrement outré d’apprendre dans quelles conditions effroyables et de plus en plus déplorables sont élevés les animaux dont vous vous nourrissez. Vous apprendrez comment on utilise à outrance toutes sortes de produits chimiques : hormones, pesticides, antibiotiques (3 500 différentes sortes de médicaments vétérinaires), pour maintenir en vie bœufs, veaux, vaches, cochons et poulets qui composent vos menus. Vous apprendrez enfin comment, sans le savoir, vous absorbez à votre tour tous ces produits chimiques. Se nourrir sans faire souffrir est un dossier solide, informé, argumenté et féroce, une enquête d’une rigueur absolue. Un livre qui dénonce les souffrances, la destruction et les maladies érigées par nos mauvaises habitudes alimentaires. Un livre qui bouleverse, certes, mais qui apporte aussi des solutions pour éviter cardiopathies, cancers, ostéoporose, diabète et autres fléaux de notre époque. Après le veau et le poulet aux hormones, le poulet à la dioxine et le nitrate dans l’eau ; après la vache folle (dès 1923, un pédagogue avait déjà prévu ce qui allait arriver si on nourrissait les vaches avec de la viande) ; Après la fièvre aphteuse, la tremblante du mouton, le porc fourré aux antibiotiques et le poisson au mercure, on nous annonce le clonage des espèces… Bon appétit ! Publié sous le titre Diet for a New America, ce livre a créé une véritable révolution aux Etats-Unis. Après l’avoir lu, vous ne pourrez plus jamais plaider l’innocence et il vous sera impossible de ne pas changer votre façon de vous nourrir.

Je viens de retrouver le livre qui a changé ma vie. Je n’étais qu’une adolescente quand je suis tombé sur cette lecture (ma mère s’intéressait au sujet et l’avait acheté pour le lire). Je l’avais dévoré, horrifiée de découvrir que l’humain était capable de traiter ses semblables avec autant de cruauté. Puis avait suivi, une quête de comprendre et de changer mes habitudes. Le consommateur a toujours raison, non? Puis la vie avait repris son cours et, même si je souhaitais changer des choses, l’effort exigé n’était pas au rendez-vous. J’étais quand même intéressée par les aliments moins consommés (légumineuses, tofu, boisson de soja, etc.) et une certaine curiosité me ramenait constamment vers les ouvrages, les recherches ou les essais sur la nutrition. J’étais ce qu’on nomme maintenant flexitarienne. Quand il y avait un choix végé, c’était ma préférence, mais je consommais quand même de la viande. Enfin, j’ai découvert Faut-il manger les animaux? de Jonathan Safran Foer… les choses ne sont plus les mêmes depuis. D’abord végétarienne, puis (avec Vache à lait, d’Élyse Desaulniers et le très grand Rapport Campbell, des deux Campbell) végétalienne et finalement (avec Profession : animal de laboratoire, d’Audrey Jouglas et Libération animale de Peter Singer), Vegane. Je navigue maintenant dans l’univers de l’alimentation vivante et suis heureuse de nourrir ma vie sans souffrance, en diminuant la pollution et en optimisant mes chances d’une bonne santé!

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